#01






C'est l'histoire d'un petit garçon qui n'avait qu'un seul bras.






# Posté le vendredi 29 août 2008 05:04

Modifié le lundi 01 septembre 2008 08:55

#02

#02
Comme la vie est un miracle et que les miracles sont rares, il arrive que tout ne soit pas abouti. Cependant, qui décide de ce qui est abouti ou non, de ce qui est normal et anormal ? Après tout la notion de différence nait de l'opposition d'une majorité et d'une minorité. Et comme toujours, c'est les plus petits qui en prennent pour leur grade.

Tanao a vu le jour un 28 novembre 2014, sur l'île rebelle du Macadam, membre de l'OPNT, l'organisation pacifique de non-technolonisation.

Les Technolonies sont nées de la chute de l'industrie du pétrole en 2010. Basées sur un projet humaniste visant à laisser la terre reprendre son souffle, en utilisant une nouvelle énergie dite Titano-évolutive, elles étaient la solution écologique à adopter dans les plus bref délais. De gargantuesques plateformes en plastique léger, planant à plusieurs milliers de kilomètres au dessus du sol. Les populations des quatre coins de la terre, affolées, n'avaient pas hésité et un an plus tard, la planète déménageait, fuyant les cataclysmes qu'elle avait engendré plus bas.

C'est dans ce contexte chaotique que naquit l'OPNT, des archarnés d'écologie prétendant détenir le moyen de panser les plaies de la Terre. Traqués par les gouvernements du continent aérien, ces rebels se réfugièrent dans une forteresse imprenable puisque constemment dans l'oeil d'un cyclone : l'Archipel, un groupement d'îles en plein Pacifique.


Macadam est un endroit calme, froid la nuit, doux au zénith et frais le matin. Les rebels se sont habitués aux colonnes de vent menaçantes, leurs scientifiques disent qu'il n'y a pas de risque. Tanao passe beaucoup de temps à contempler ces colonnes, il les a baptisé murs de poussière. Demain il partira pour Azur, l'île de formation. On y apprend à soigner le monde, lui disait sa mère quand ils voyaient la lumière du phare le soir, depuis le toit de leur cabane. Il a peur de ne pas être à la hauteur, tant sont partis et ont réussi qu'il craint d'être le premier à échouer, à cause de son bras.

Son corps est bien formé, il n'a pas de problème de souffle, ou de coeur, ses yeux ne sont pas déficients et son ouïe est d'une rare qualité. Mais il est né mancho, il n'a qu'un bras gauche, le droit ne s'est jamais formé. Cependant son torse n'est pas malformé, c'est comme si on lui avait coupé le membre net, à partir de l'épaule.

suite à venir...

# Posté le vendredi 29 août 2008 06:11

Modifié le vendredi 29 août 2008 17:25

#03

#03
C'est horriblement frustrant, mais quand je me lance dans une histoire je sais pertinemment qu'elle ne mènera à rien. L'intrigue va naître, prendre forme, les personnages vont afficher un bout de leur personnalité et puis... pfiouf ça s'en arrêtera là. Je me demande combien de protagonistes j'ai bien pu abandonner comme ça au milieu d'une page, devant un cul-de-sac.

Inventaire des poupées perdues

Naël = alcoolique introverti avec de gros problèmes de volonté. Abandonné au milieu de sa salle de bain après une énième cuite, il allait prendre sa douche.

Mégane = jeune fille muette de naissance et responsable, la grande soeur adoptive de Naël en quelque sorte. C'est elle qui le ramasse quand il a trop bu. Abandonnée avant même d'être apparue.

Ganoah = unique survivant d'un conflit planétaire, amnésique et terriblement seul. Abandonné alors qu'il sortait d'une grotte dans laquelle il venait de s'éveiller.

Reynaud = Jeune gentleman cambrioleur désespérément bad-boy et frimeur. Haut de forme, torse nu et cravate orange nouée autour du cou. Abandonné à la sortie de son appart'.

Mathéo = Etudiant sur le point de rentrer en fac, artiste contemplatif, dépressif, célibataire accro à la caféine et qui chante sous la douche. Il rêve de partir loin loin de la société et de toutes les emmerdes qui vont avec. Abandonné sur le rebord de sa fenêtre alors qu'il regardait le couché du soleil.

C'est fou, je m'aperçois que je pourrai continuer comme ça encore longtemps.

Est-ce que je suis une meurtrière ?

# Posté le vendredi 29 août 2008 17:56

#04

#04
Je me souviens encore (de ma première femme ! ) des soirs où mes parents me traînaient avec eux. C'est toujours pareil ces soirées là (avant même qu'elles aient commencées, on est déjà dans l'ambiance et...) des gens qu'on ne connait pas, la fatigue qui remonte faute de conversation, de personnes de votre âge. Je me souviens qu'à l'époque Maman disait : Oh Bernard tu as vu l'heure ? Minuit, il se fait tard.

C'est étrange comme les choses changent, comme le passé contraste avec le présent, comme notre présent contrastera certainement avec notre futur. Maintenant je n'entends plus il est tard mais il est tôt. Les nuits se terminent le matin, entre cinq et six heures, la gueule et le moral achevés par la dernière bouteille de rosé. Bizarrement je ne regrette pas l'avant, les sages heures d'étude tard à la maison, l'innocence. L'époque candide où tout le monde sent bon de la bouche et personne ne souffre et la liberté existe encore et gnagnagna.

Je m'en vante pas, c'est minable on le sait tous de se mettre minable, pour vraiment s'amuser y'a d'autres moyens, boire c'est la solution facile et puis faut avouer que c'est tellement grisant. Se sentir affranchie des regards, pouvoir parler sans surveiller ses mots, ne plus marcher droit, éclater d'un rire gras, sentir la vinasse... On se sent bien quand on est complètement plein.

Mais quand ça commence à devenir fréquent là il faut s'inquiéter. Avant c'était occasionnel, puis c'est devenu une fois par semaine. Les uns poussent les autres et comme le rire vient facilement à plusieurs, on hésite pas à finir beurrer en milieu d'après-midi. Pendant les cours la semaine aussi. Et pendant les vacances ne perdons pas cette douce habitude, profitons-en que dis-je ! Murgeons nous tous les jours !

Avant je m'amusais avec le petites voitures de mon frère, ses tortues ninjas et je m'inventais des histoires toute seule dans le salon. Maintenant les tortues ninjas sont toutes alcooliques et elles me sollicitent sans arrêt pour boire un coup. Nos journées c'est devenu ça, un pack de bière, du soleil ou non mais un endroit pour picoler.

Ce soir je la regrette cette époque d'innocence, j'avais pas besoin de bouteille en verre pour rire.

# Posté le samedi 30 août 2008 18:30

Modifié le samedi 30 août 2008 19:52

#05

Sagittaire ascendant Gémeaux :

Nature très joueuse... sur tous les plans... Peur de s'ennuyer. Pas toujours très réaliste ni très « accro­cheur ». Un côté inachevé, adolescent qui échappe à toute emprise. Se dérobe avec gentillesse. Peur d'être dupe, d'être victime... et ne peut pas s'empêcher de faire confiance.

Résumons : Je suis une perverse dépressive, trop accrochée à mes rêves, je ne suis pas finie, hypocrite, trouillarde et candide.

Ah et j'oubliais les dernières lignes : ...autrement dit, on a affaire ici à un « Castor » plus qu'à un « Pollux ».

Je suis un castor. Après tout pourquoi pas, il est vrai que j'aime machouiller des feuilles et dresser des barages à mes projets alors je le prends bien.

Et puis la queue c'est sûrement le pénis que j'ai toujours rêvé d'avoir pour faire pipi debout.
#05

# Posté le samedi 30 août 2008 18:57